Un moyen de….locomotion !

Le SideCar Cross – faire confiance à un singe !

Des courses de SideCar Cross se déroulent depuis les années 50 et sont très populaires en Europe avec quelques fanatiques aux USA, en Australie et en Nouvelle Zélande.

Le SideCar de cross ressemble à un engin de motocross, affublée d’une plateforme, à gauche ou à droite. Cette plateforme est équipée d’une “main-courante” qui la traverse à hauteur de la taille d’un passager qui y prend place debout. La barre permet au passager de s’y agripper durant les courses alors qu’il rempli un rôle qui n’est pas de tout repos. Il a pour mission de maintenir l’équilibre de l’ensemble “machine-équipage” durant la course constituée d’une suite de bosses, virages et sauts enfilés à un rythme d’enfer dicté par le choix de trajectoire du pilote de l’engin.

Pour ce faire, le passager se déplace constamment d’un côté à l’autre de la plateforme, d’avant en arrière, assurant l’équilibre fragile nécessaire au maintient de la trajectoire. Le passager “sort” l’entier de son corps dans les virages pour s’opposer à la force centrifuge qui s’applique sur l’engin et que le pilote n’a pas la possibilité de compenser en penchant à l’intérieur du virage à l’image des motos ou des vélos. C’est en utilisant tout son poids et la longueur de ses membres que le passager crée un bras de levier l’aidant à lutter contre cette force ou compenser l’assiette de l’engin lors des sauts très spectaculaires qui peuplent le parcours.

C’est à juste titre que l’on nomme souvent le passager “le singe” . La plateforme est aussi appelée “le panier”, en référence aux premiers SideCars dont cette partie était carrossée d’osier.

Le SideCar Cross, sport très physique et très spectaculaire demande une parfaite entente entre le pilote et son passager dans le but de gérer, en temps réel, toutes les situations qui se présentent au fil de la course. Ce travail d’équipe est le fruit d’une grande complicité et d’une confiance totale entre les acteurs et est le résultat d’un travail d’entrainement en course qui permet d’acquérir les réflexes nécessaires à la maitrise des trajectoires, des sauts, de la conduite en terrain accidenté et de la peur.

Le légendaire pilote holandais, Daniel Willemsen, estime que le travail du passager compte pour au moins 50% du succès d’un équipage et qu’il faut lui porter plus de considération.